BIO

Lorsqu’on demande à Rachel quel est son style musical elle répond tout simplement: “je chante ce que je suis”.

Née en France, de parents malgaches, elle grandit avec une ambiance musicale à la maison des plus chaleureuses et fortement colorée de “Kalo fahiny”(chants traditionnels malgaches), de musique africaine et afro-américaine. 

C’est en 1994 qu”elle fait ses premières scènes en intégrant “The black & white gospel singers”. Forte d’une expérience de douze ans au sein de ce groupe, elle forge une solide réputation de soliste et partage dés lors la scène avec des artistes de renom tels les Dixie Hummingbirds, Liz Mc Comb, Rhoda Scott, The Golden Gate Quartet. Ils sillonnent l’Europe et le Canada, passant de salles intimistes, églises et cathédrales à des salles de spectacle prestigieuses.

De 1999 à 2001, elle est également choriste dans la plus grande formation de gospel d’Europe, Gospel Pour 100 Voix, dont un album live sort en 1999.

En 2002, The Black & White Gospel Singers prend une dimension plus internationale tournée vers la World Music et devient “Black & White Xperience “. Le style proposé aborde sans complexe tous les genres musicaux. Afrique, Amérique, Europe, Asie sont représentés non seulement par les sonorités et rythmes, mais aussi par leurs interprètes aux origines ethniques diverses : Rachel y retrouve les joies et les douleurs de tout déracinement et y puise on inspiration.

Durant ces 8 années, elle rayonne sur scène et découvre également d’autres horizons en participant à la création d’ateliers gospel, dans lesquels elle transmet ses connaissances musicales. 

Sa rencontre avec Esaie Cid, saxophoniste, leader et fondateur du groupe “Jazzpel”, la propulse immédiatement à la source du jazz moderne, au bebop en particulier, tout en gardant la puissance du gospel. Elle s’impose véritablement comme chanteuse soliste parmi ces musiciens de jazz confirmés.

C’est en 2007 qu’un évènement vient bouleverser sa vie de femme : le décès de son père. C’est à ce moment que Rachel ressent le besoin de faire un voyage au pays de ses origines : Madagascar. Son album solo “Natural Born Stranger” (sorti en mai 2008) elle s’est entourée d’Olivier-Roman Garcia, virtuose guitariste de jazz comme directeur artistique, arrangeur, avec qui elle compose la majeure partie de l’album et d’ Emmanuel Djob qui lui offre 4 titres est comme une épitaphe adressée à son père…elle met en avant cet album pendant ces 3 dernières années et va même le présenter sur la grande île…

“Pour se reconstruire après une déchirure au plus profond de son âme , il faut revenir à la source, à la base…je n’ai jamais quitté pour autant le Jazz et le Gospel ». 

Soutenue alors par une solide rythmique jazz : Samuel Hubert (contrebassiste), Jean-PierreDerouard (batteur), Michel Marre (trompettiste guest) et Marc Thomas, (chanteur guest), et sur les arrangements du pianiste Cédric Chauveau, elle nous livre en 2010  un nouvel opus “out of this world” : un album aux teintes jazz, avec des envolées soul, gospel et blues pour nous transporter comme en dehors du temps, loin du bruit et des tumultes de notre société…

S’éloigner de la ville, c’est le choix qu’elle fait alors pour mieux bercer le rythme de sa vie de sa profonde envie de transmission.

Elle mène alors de mains de maître depuis ces 8 dernières années plusieurs choeurs de Gospel dont le Choeur de Celleneuve devenu aujourd’hui Rachel Ratsizafy’s Gospel Movement  (ils se produisent par 2 fois à l’amphithéâtre du Domaine d’O à Montpellier, à la cathédrale de Villeneuve les Maguelone, la Passerelle à Jacou, sur une tournée à Berlin…) et donne des stages tous les étés http://stage-gospel.com/ avec beaucoup de passion.

Toutes ces expériences ont nourri sa musique et c’est avec le quintet l’Afro Jazz Blue  New Project qu’elle chante aujourd’hui un répertoire empreint de la musique Afro-américaine sous la direction musicale et artistique du pianiste virtuose Rémi Ploton. La formation est composée de l’excellent batteur Séga Seck, du non moins talentueux contrebassiste Joan Eche Puig et du solide percussionniste Vincent Bartoli.

« L’histoire de ce peuple africain réduit à l’esclavage et déraciné aux Etats Unis m’a toujours plus que transportée et touchée : comment ce peuple a-t-il pu exulter de ses chaînes une musique aussi belle, puissante et aussi emplie d’espoir? Mon envie aujourd’hui : proposer avec les musiciens de ce projet des compositions et réarrangements de thèmes dans le respect des codes de cette musique, là où l’Afrique, le jazz, la soul, le gospel et le blues s’entremêlent… »

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Crédit photos : Vincent Bartoli   /   Création graphique – webdesign :  pikebook